Critique_livre

Tu écris : "Je n'ai jamais voulu te prendre à ton mari." Vois-tu Léo, je t'en veux de cette approche d'un conservatisme puant. C'est dégradant pour moi. Je ne suis pas un bien qui appartient à quelqu'un, et qui ne peut pas changer de propriétaire. Léo, JE M'APPARTIENS, et je ne suis à personne d'autre. Tu ne peux "me prendre" à personne, et aucun mari au monde ne peut "me garder". Il n'y a que MOI qui me garde et qui me reprend. Il m'arrive aussi de me donner. Ou de m'abandonner. Mais rarement. Et pas à n'importe qui.

78445448_oRésumé : Leo, de retour des Etats-Unis, la correspondance entre Emmi et lui reprend, d’abord timide après de longs mois de silence, puis tout s’enchaîne.
Mais voici qu’Emmi souhaite en finir pour de bon et mettre un terme à cette relation épistolaire. Pour cela, elle veut rencontrer Leo, une fois au moins…
La rencontre a lieu – conformément à la forme consacrée du roman épistolaire – sans public. Le lecteur n’aura droit qu’au compte-rendu…
La relation virtuelle survivra-t-elle au test de la réalité ? Com-ment maintenir la tension, si les deux personnages ne peuvent plus se cacher derrière les mots, mais se retrouvent face à face ? C’est là tout le charme, pétillant et captivant, de cette romance virtuelle et virtuose.

Mon avis : J'avais dévoré le premier opus de Glattauer "Quand souffle le vent du nord" qui mettait en scène Emmi et Léo, j'avais adoré le coté épistolaire (ça se dit comme ça même si c'est des mails ?) et même si la fin m'avait donné un arrière gout d'inachevé. Au final c'est normal puisqu'il était destiné à avoir une suite.
J'avais plongé dans cette histoire d'amour virtuelle, la tête la première. Et quel fut pas mon bonheur de découvrir la suite de ce roman. Déjà, j'adore les titres de cet auteur, j'adore comprendre leur sens qu'en lisant le roman.
J'ai aussi été très contente de retrouver le couple Emmi/Léo, je les trouve attachants. J'aime leur jeu de chat et de souris.
J'ai beaucoup apprécié le tournant que prend l'histoire, j'avais peur que l'intêret du livre s'essouffle vite, mais l'auteur est doué pour nous donner toujours plus envie.
Le livre se lit très vite, comme on mange des petites douceurs... Cela provient sûrement du fait que se soit des mails, donc très court et du coup l'écriture est fluide.
En tout cas, ce sont deux petits romans que je vous conseille vivement... surtout pour les romantiques ^^


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Photo : La septième vague de Daniel Glattauer
Didy