46ème Cérémonie des Cesar
Cette année 2020 a été une catastrophe au niveau culture... et cinéma. On connaît tous la situation dans laquelle se trouve toute la profession du 7eme art (on est d’accord que je ne parle pas des grandes stars, je parle de tous ceux qui gravitent autour).
Comme beaucoup, je languis de pouvoir remettre mon petit fessier dans le fauteuil rouge de mon cinéma.
Comme l’a dit une des gagnantes hier soir (une productrice je crois, je ne sais plus): "Le cinéma c’est s’assoir et regarder tous ensemble dans la même direction ... la lumière". Une jolie formulation je trouve.
Mais si j’étais contente de pouvoir avoir accès à un peu de cinéma via ces Cesar... je dois avouer que la déception est à la hauteur de mon manque.
Pour une fois, ce n’est pas le palmarès qui me dérange. Le grand gagnant est "Adieu les cons" d'Albert Dupontel que je n’ai pas eu le temps de voir. Mais qui d’après beaucoup est genial.
Je suis joie que Laure Calamy ait gagné le Cesar de la meilleure actrice pour "Antoinette dans les Cévennes" car j’ai vraiment adoré sa performance et ce film.
Non pas grand chose à redire sur ce palmarès à part peut être l’absence de récompense pour François Ozon.
Non là où le bât blesse c’est avec la cérémonie elle même !
Alors tout d’abord, même s’il n’y avait pas de public, seulement quelques personnes (les nommés, les différents intervenants), j’ai été effarée de voir leur comportement ! Masque sous le nez, quand il n’était tout simplement pas retiré complètement.
Messieurs, Dames, c’est trop dur de garder 4h un masque ? Pensez aux personnes dites « lambdas » qui se le coltinent une journée de travail !
Puis comment prouver qu’on peut faire confiance aux gens dans les salles obscures pour garder le masque dans l'ombre, quand devant les caméras, ils en sont même pas capables.
Ensuite, je pense comme beaucoup, je m’attendais à une cérémonie politique accès sur le mal être du 7eme art... mais finalement le mal être c’est le téléspectateur qui l’a eu.
Je m’explique, et je vais certainement pas me faire que des amis mais tant pis. J’en ai marre et même plus que marre, que dans ces cérémonies de Bobo, on essaye à tout bout de champ de nous culpabiliser ! J’en peux plus de leur revendications à deux balles, tout y est passé, je veux bien que ce soit important de politiser son discours, mais trop c'est trop. Purée je VEUX qu'on parle CINEMA !
Je ne sais pas à qui remettre le César de la pire intervention tellement y en a eu.
Je ne vais pas rentrer dans les détails mais le début de la cérémonie a été une horreur !
On est dans une situation particulière, et personne n’a eu un mot pour les gens meurtris, la blague sur les soignants de Marina Fois (que j’adore pourtant) était vraiment limite. Comme beaucoup d’autres de ses blagues d’ailleurs.
J’ai du mal à m’expliquer car je suis vraiment triste de voir ce que devient le cinéma français. Je ne parlerais même pas de l’intervention "malaisante" de Corinne Masiero (on est d'accord sur le fait que c'était culottée sans mauvais jeu de mots, mais pas sûre que ça ait eu l'effet escompté) et encore moins de l’humoriste Fary.
Je retiens quand même quelques belles interventions comme celle d’Anny Duperey vraiment classe, et Laure Calamy qui a parlé cinéma et nous a donné un peu d’émotions.
La troupe du Splendid qui ont été certainement les seuls à vraiment me faire rire. Mais ce que j’ai trouvé le plus réussi ce sont les hommages. Avec une musique, dirigée d’une main de maître par Benjamin Biolay. Quelle année difficile avec en plus toutes ces pertes de grands noms du cinéma...
Découverte aussi du prix Lycéens, je ne savais pas qu'il existait. Ca peut être une bonne idée, pour ramener les jeunes à la culture comme le prix gongourt des Lycéens.
En tout cas, j’ai un goût amère après cette 46eme cérémonie, celle de l’an dernier m’avait déjà beaucoup gênée mais alors celle de cette année ! C'est le pompon sur la Garonne.
Je voulais qu’on me parle cinéma, qu’on montre qu’ "IL" est important pour :
s’émerveiller, se changer les idées, se rassembler, rire, pleurer... et ce n'est pas avec ce genre d’évènements qui divise beaucoup plus qu’il ne rassemble, qu’on a envie de le défendre.
Ps: purée que c’était long cette année !!!
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